À l’heure où le projet de garde partagée des Rays entre Tampa Bay et Montréal fait couler beaucoup d’encre, nombreux sont ceux qui sont impatients d’examiner l’éventuel montage financier d’un nouveau stade dans la métropole québécoise.
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Les plans des promoteurs du projet ne sont pas encore connus, mais dans le modèle actuel du baseball majeur, les fonds publics constituent encore l’essentiel du financement.
Une tournée des 30 stades des ligues majeures de baseball permet rapidement de dresser ce constat. Du lot, les mythiques Fenway Park (Boston), Wrigley Field (Chicago) et Dodger Stadium (Los Angeles) relèvent d’une époque révolue où 100 % des fonds provenaient du privé.
À cette courte liste s’ajoute un seul stade récent, le Oracle Park des Giants de San Francisco, qui a ouvert ses portes en 2000. Il s’agit du seul et unique stade, depuis le Dodger Stadium en 1962, à avoir été financé entièrement par le secteur privé.
Encore là, les Giants ont néanmoins bénéficié d’une exemption de taxes de 10 millions de la ville de San Francisco, en plus d’un chèque de 80 M$ pour des améliorations à des infrastructures locales.
Parmi les autres édifices, le Busch Stadium des Cardinals de St-Louis et le Citi Field des Mets de New York sont les deux seuls qui ont été bâtis avec une contribution du privé supérieure à celle du secteur public.
Sous de multiples formes, tous les autres stades ont bénéficié d’une participation majeure du secteur public.
Six équipes dans le circuit Manfred bénéficient d’installations entièrement financées par les fonds publics. Il s’agit des Rays de Tampa Bay, des White Sox de Chicago, des Royals de Kansas City, des Athletics d’Oakland, des Angels de Los Angeles et des Nationals de Washington.
Il faut tout de même ajouter huit équipes (Orioles de Baltimore, Indians de Cleveland, Mariners de Seattle, Reds de Cincinnati, Pirates de Pittsburgh, Marlins de la Floride, Rockies du Colorado et Diamondbacks de l’Arizona) qui ont vu leur domicile construit à raison d’une contribution d’au moins 70 % provenant du public.
Le débat à Montréal fera assurément rage dans les prochains mois.
Dans un coin, les uns plaideront que l’ajout d’une équipe de sport professionnel permet de revitaliser un quartier et suscite des retombées. Dans l’autre coin se trouveront les opposants qui préfèrent voir l’argent public investi ailleurs et qui brandiront des études économiques pour démontrer que les bienfaits économiques liés au sport professionnel ne sont pas si importants.
Le Journal vous propose un aperçu des 30 stades des ligues majeures.
Rays de Tampa Bay
Photo AFP
› Tropicana Field
› 42 735 personnes
› Toit fixe
› Ouverture en 1990
› Coût de construction : 130 M$
› Financement : 100 % public
Yankees de New York
Photo d’archives, AGENCE QMI
› Yankee Stadium
› 50 287 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 2009
› Coût de construction : 2,3 G$
› Financement :
- 52 % public
- 48 % privé
Red Sox de Boston
Photo AFP
› Fenway Park
› 37 755 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 1912
› Coût de construction : 650 000 $
› Financement : 100 % privé (Rénovations de 285 M$ en 2002)
Blue Jays de Toronto
Photo Getty Images
› Rogers Centre
› 49 282 personnes
› Toit rétractable
› Ouverture en 1989
› Coût de construction : 570 M$
› Financement :
- 63 % public
- 37 % privé
Orioles de Baltimore
Photo AFP
› Oriole Park
› 45 971 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 1992
› Coût de construction : 110 M$
› Financement :
- 96 % public
- 4 % privé
White Sox de Chicago
Photo AFP
› Guaranteed Rate Field
› 42 489 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 1991
› Coût de construction : 137 M$
› Financement : 100% public
Indians de Cleveland
Photo AFP
› Progressive Field
› 34 830 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 1994
› Coût de construction : 175 M$
› Financement :
- 88 % public
- 12 % privé
Tigers de Detroit
Photo AFP
› Comerica Park
› 41 083 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 2000
› Coût de construction : 300 M$
› Financement :
- 63 % public
- 37 % privé
Royals de Kansas City
Photo AFP
› Kauffman Stadium
› 37 903 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 1973
› Coût de construction : 70 M$
› Financement : 100 % public (Rénovations de 250 M$ en 2007)
Twins du Minnesota
Photo AFP
› Target Field
› 38 544 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 2010
› Coût de construction : 545 M$
› Financement :
- 64 % public
- 36 % privé
Astros de Houston
Photo AFP
› Minute Maid Park
› 41 168 personnes
› Toit rétractable
› Ouverture en 2000
› Coût de construction : 250 M$
› Financement :
- 68 % public
- 32 % privé
Mariners de Seattle
Photo Getty Images
› T-Mobile Park
› 47 929 personnes
› Toit rétractable
› Ouverture en 1997
› Coût de construction : 517 M$
› Financement :
- 72 % public
- 28 % privé
Athletics d’Oakland
Photo AFP
› Ring Central Coliseum
› 56 782 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 1966
› Coût de construction : 25,5 M$
› Financement : 100 % public
Angels de Los Angeles
Photo AFP
› Angel Stadium
› 45 517 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 1966
› Coût de construction : 24 M$
› Financement :
- 100% public (Rénovations de 118 M$ en 1997
- 25 % public / 75 % privé)
Rangers du Texas
Photo AFP
› Globe Life Field
› 40 300 personnes
› Toit rétractable
› Ouverture en 2020
› Coût de construction : 1,1 G$
› Financement :
- 50 % public
- 50 % privé
Braves d’Atlanta
Photo AFP
› Truist Park
› 41 084 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 2017
› Coût de construction : 622 M$
› Financement :
- 58 % public
- 42 % privé
Phillies de Philadelphie
Photo USA Today
› Citizens Bank Park
› 42 792 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 2004
› Coût de construction : 458 M$
› Financement :
- 50 % public
- 50 % privé
Mets de New York
Photo AFP
› Citi Field
› 41 922 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 2009
› Coût de construction : 632 M$
› Financement :
- 26 % public
- 74 % privé
Nationals de Washington
Photo AFP
› Nationals Park
› 41 339 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 2008
› Coût de construction : 693 M$
› Financement : 100 % public
Marlins de Miami
Photo AFP
› Loan Depot Park
› 36 742 personnes
› Toit rétractable
› Ouverture en 2012
› Coût de construction : 525 M$
› Financement :
- 70 % public
- 30 % privé
Brewers de Milwaukee
Photo AFP
› American Familiy Field
› 41 900 personnes
› Toit rétractable
› Ouverture en 2001
› Coût de construction : 382 M$
› Financement :
- 66 % public
- 34 % privé
Cardinals de St-Louis
Photo AFP
› Busch Stadium
› 45 494 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 2006
› Coût de construction : 411 M$
› Financement :
- 12 % public
- 88 % privé
Reds de Cincinnati
Photo AFP
› Great American Ball Park
› 43 500 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 2003
› Coût de construction : 320 M$
› Financement :
- 82 % public
- 18 % privé
Cubs de Chicago
Photo AFP
› Wrigley Field
› 42 495 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 1914
› Coût de construction : 250 000 $
› Financement : 100 % privé (Rénovations de 575 M$ en 2014)
Pirates de Pittsburgh
Photo AFP
› PNC Park
› 38 747 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 2001
› Coût de construction : 216 M$
› Financement :
- 70 % public
- 30 % privé
Giants de San Francisco
Photo AFP
› Oracle Park
› 41 915 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 2000
› Coût de construction : 357 M$
› Financement : 100 % privé
Dodgers de Los Angeles
AFP
› Dodger Stadium
› 56 000 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 1962
› Coût de construction : 23 M$
› Financement : 100 % privé
Padres de San Diego
Photo AFP
› Petco Park
› 40 209 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 2004
› Coût de construction : 449 M$
› Financement :
- 57 % public
- 43 % privé
Rockies du Colorado
Photo AFP
› Coors Field
› 46 897 personnes
› Stade ouvert
› Ouverture en 1995
› Coût de construction : 215 M$
› Financement :
- 75 % public
- 25 % privé
Diamondbacks de l’Arizona
Photo AFP
› Chase Field
› 48 405 personnes
› Toit rétractable
› Ouverture en 1998
› Coût de construction : 354 M$
› Financement :
- 71 % public
- 29 % privé